La Colombie, un lieu que je porte en moi
Il y a des endroits que l’on ne visite pas: on les porte en soi. Pour moi, la Colombie est la terre de ma famille et des souvenirs qui continuent de m’accompagner. La Colombie, pour moi, sera toujours ma patrie.
C’est la terre de ma culture, de paysages qui semblent ne jamais finir, de la grande variété de fruits, des couleurs et d’une nature qui parvient toujours à me surprendre. Mais la Colombie est aussi quelque chose de beaucoup plus intime: c’est le lieu où j’ai grandi et où j’ai vécu certains des moments les plus précieux de ma vie avec mes parents, mon frère, ma famille et mes meilleures amies.
Pendant longtemps, la Colombie a été intimement liée à mes souvenirs. Aujourd’hui, c’est aussi un endroit où je peux revenir pour me reposer et regarder à nouveau ce que je croyais connaître.
Revenir ne signifie pas seulement retourner sur un territoire. Parfois, cela signifie retrouver une partie de soi qui était restée là, à attendre.
Un voyage particulier avec ma mère
Cette fois, j’ai aussi pu partager ce retour avec ma mère, qui approche de ses 90 ans. J’ai voyagé seule avec elle jusqu’à Anahari, et cette possibilité a donné une signification toute particulière à notre expérience.
Je ne retournais pas simplement dans un lieu de mon passé. Je partageais avec ma mère une partie importante de mon histoire, de mon identité et de cette terre qui a toujours fait partie de moi.
Ce fut l’occasion de vivre notre lien d’une manière différente, loin des préoccupations habituelles et dans un environnement de nature, de tranquillité et de bien-être.
Du paysage urbain aux montagnes d’Anahari
J’avais principalement vécu dans la capitale. J’y avais appris à me déplacer entre les immeubles, les briques, la circulation et les horaires. C’est pourquoi le trajet vers Anahari m’a fait ressentir un contraste si marqué.
Peu à peu, le paysage urbain s’est éloigné pour laisser place aux villages, à la végétation, à l’air pur et à une tranquillité différente.
À mon arrivée, ce qui m’a d’abord impressionnée, c’est l’immensité des montagnes devant moi.
Il y avait du vert partout. Le ciel semblait toucher les montagnes. L’air était pur et la nature occupait tout l’espace. À un moment du trajet, le paysage s’ouvrait comme un canyon, avec les montagnes de chaque côté et les chalets d’Anahari installés à flanc de montagne.
Je me souviens avoir pensé: «Ce paysage est unique.»
Ce n’était pas seulement beau. C’était un paysage qui invitait à s’arrêter, à regarder sans se presser et à respirer autrement.
Une pause pour être pleinement présente
Dans la vie quotidienne, nous observons souvent le monde tout en pensant à ce qui vient ensuite. Là-bas, il m’est arrivé quelque chose de différent: pendant quelques instants, je n’avais besoin d’aller nulle part. Il suffisait d’être là, face aux montagnes.
La Colombie a commencé à se révéler à moi avec un regard nouveau. Elle n’était plus seulement le pays de mon enfance ni le décor de mes souvenirs familiaux. Elle pouvait aussi être un lieu de repos, un espace de présence et une occasion de vivre ma relation avec ma mère d’une nouvelle manière.
La nature d’Anahari nous a offert un environnement paisible pour partager notre temps avec moins de pression. Au milieu des montagnes, j’ai pu regarder ma mère à nouveau, non seulement à travers la préoccupation ou la responsabilité, mais aussi à travers l’amour, la tendresse et la présence.
Revenir pour avancer
Revenir en Colombie m’a rappelé que notre histoire ne nous rattache pas toujours au passé. Parfois, elle nous soutient aussi pour nous permettre d’avancer.
Revenir peut être une façon de reconnaître ce que nous avons vécu, de remercier ce qui nous a façonnés et de nous permettre de découvrir qu’il existe encore de nouvelles façons d’entrer en relation avec notre histoire familiale.
C’est peut-être pour cela que certains voyages ne commencent pas au moment où nous achetons un billet. Ils commencent bien avant, lorsque quelque chose en nous reconnaît que le moment est venu de revenir.
L’histoire continue
Cette histoire ne s’arrête pas ici.
Dans le prochain article, je partagerai plus en profondeur ce que signifiait voyager pendant quinze jours avec ma mère, qui vit avec la maladie d’Alzheimer. Je parlerai des moments de présence, de joie et de liberté que nous avons vécus à Anahari, ainsi que d’une compréhension profonde qui a transformé ma manière de l’accompagner et de vivre ma responsabilité en tant que fille.
Et il y aura autre chose: en octobre 2026, je retournerai en Colombie avec Johanne Lazure pour accompagner un nouveau groupe à Anahari, au cœur du Quindío. Ce sera l’occasion de faire découvrir ce lieu de nature, de bien-être, de repos et de reconnexion intérieure à des personnes qui ressentent elles aussi le désir de faire une pause et de se retrouver.
Il ne s’agit pas de promettre à chacun une transformation identique. Chaque personne vivra sa propre expérience et trouvera ses propres réponses. Mais je peux dire qu’Anahari a laissé une empreinte importante en moi.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cette histoire, je vous invite à découvrir le deuxième article de la série :
Quinze jours avec ma mère: quand l’amour apprend aussi à lâcher prise. (Bientôt disponible)
L’histoire continue.
Retrouvez votre essence au cœur de la Colombie
Une retraite d’éveil et de bien-être
Une belle occasion de vivre une expérience unique, loin du quotidien et si près de soi!
Du 19 au 29 octobre 2026 (10 jours / 9 nuits)



